Croisière aux Galapagos

Pour ceux et celles qui recherchent un voyage dépaysant dans un monde peuplé de bêtes uniques et étranges, je vous recommande une croisière dans les îles Galápagos pour en faire le tour. Chaque île renferme ses secrets…

Après un cours vol depuis l’Equateur entre Guayaquil et Baltra, me voici enfin sur l’archipel des Galápagos ! Le site regroupe une quarantaine d’iles volcaniques qui forment un grand parc national ainsi qu’une réserve marine. Les deux zones sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

De Baltra, nous embarquons sur « le Golondrina », un petit bateau à l’équipage fort sympathique. Ainsi débute cette croisière d’ile en ile…

Un conseil :

Si vous planifiez une croisière aux Galapagos, choisissez en une qui vous donnera la possibilité de visiter un maximum d’îles. En effet, chaque île renferme sa population d’animaux particuliers et ses secrets. L’archipel des Galapagos est une réserve naturelle, vous ne pouvez la visiter qu’avec un guide officiel et les heures de visite sont planifiées. L’avantage du système étant qu’il n’y pas trop de monde en même temps sur la même île.
Pensez à emporter un appareil de photo sous-marin car la faune marine est toute aussi impressionnante que la faune terrestre. Vous pourrez nager avec des tortues, des otaries, des manchots et des iguanes; mais également des requins des récifs, des raies manta, des raies aigles, des anguilles tigres… que des rencontres inoubliables !
Nul besoin d’être excellent nageur, snorkeler ou flotter avec avec un gilet de sauvetage permet d’observer la faune aquatique de très près sans danger. Je vous recommande également d’apporter votre propre masque aquatique vous convenant bien plutôt que d’utiliser n’importe quel masque sur place afin d’éviter les problèmes habituels de buée ou de taille.

Mon voyage

Îlot Mosquera (jour 1)

Cet îlot situé au nord de Baltra est une longue bande de sable blanc et de roche volcanique. Des otaries affalées sur la plage nous rejoignent volontiers dans l’eau pour une petite partie « d’attrape-moi si tu peux ».

Sur les roches noires volcaniques bordant la plage par moment, j’ai vu mon premier iguane marin et ces fameux crabes zayapas au couleur rouge flamboyantes.

L’iguane marin est endémique aux Galápagos, c’est à dire que c’est le seul endroit au monde où l’on peut voir ces iguanes nager. Ces reptiles se sont adaptés à une vie marine car ils se nourrissent exclusivement d’algues. Ils sont de couleur très sombre pour absorber le plus de chaleur possible lorsqu’ils sortent de l’eau. Cependant, à la période de reproduction, les mâles adultes abordent de magnifiques couleurs rouge, voir bleu et vert selon les sous-populations des différentes îles.

Île Isabela, Pointe Vicente Roca (jour 2, matin)

Après une longue traversée durant la nuit, le nord de l’ile Isabela se dévoile au petit matin. C’est la plus grande île de l’archipel. Celle-ci se compose de six volcans dont « Wolf », le point culminant des Galápagos à 1’710m d’altitude.

La Pointe Vicente Roca est un cône de lave avec une crique qui abrite des oiseaux marins tel que les fous à pattes bleues, les fous masqués et les cormorans aptères.

Une balade en zodiac dans la crique permet de s’approcher au plus près de la paroi où sont perchés les oiseaux.

Île Fernandina (jour 2, après-midi)

Fernandina est l’île la plus occidentale de l’archipel, c’est un volcan encore actif. En débarquant à la Pointe Espinoza, un petit chemin parmi une bande d’iguanes dorant au soleil ou bien des cormorans aptères nichant. Du haut d’une branche, une buse des Galápagos guète sa proie et ne semble guère se préoccuper de mes allers et venues.

Les cormorans aptères sont uniques aux Galápagos. Ce sont les seuls membres de cette famille de cormorans à ne pas pouvoir voler. Lorsque ces oiseaux se sont établis dans l’archipel, ils n’avaient aucun prédateur : l’évolution a favorisé l’espèce avec des ailes plus petites qui ne leur permettent plus de voler au profit de pattes plus robustes et plus adaptées pour la pêche. Du poisson, du poulpe ou bien du calamar constituent un met de choix pour leurs repas.

Isabela, baie Urbina (jour 3, matin)

Revenant sur la grande île Isabela, je visite la baie Urbina, un petit coin où vagabondent les iguanes terrestres et les tortues terrestres.

Les deux espèces d’iguanes terrestres des Galápagos sont endémiques à l’archipel. Elles sont parmi les plus primitives de la famille des iguanes. Elles habitent les régions arides des îles et se nourrissent de cactus. De couleur jaunâtre, les iguanes terrestres sont plus grands que les iguanes marins.

Isabela, Tagus Cove (jour 3, après-midi)

Tagus Cove est un petit fjord où autrefois des pirates faisaient régulièrement halte : ils y ont laissé quelques graffitis. Une petite balade sur les hauteurs permet de contempler les couleurs bleu turquoise de la baie…

Île Santiago (jour 4, matin)

Après un peu de navigation, me voilà de retour vers le centre de l’archipel sur l’île de Santiago. Depuis le port d’Egas, une petite balade le long de la côte m’amène à la rencontre d’otaries à fourrures, d’iguanes, de crabe zayapas, de hérons de lave ainsi qu’un héron de nuit en plein sommeil.

Chinese Hat (jour 4, après-midi)

Dans l’après-midi, « le Golondrina » vogue vers un îlot au sud de Santiago, en forme de chapeau chinois, d’où son nom « Sombrero Chino »…  Une belle plage de sable blanc entourée de roches noires bordant une mer turquoise offre un magnifique paysage volcanique. Une petite colonie d’otaries occupe les lieux. Attention à ne pas s’approcher des bébés otaries joueurs ! Une mère otarie abandonne facilement son bébé si celui-ci porte l’odeur d’un humain.

Santa Cruz (jour 5)

Sur les hauteurs de l’île, on trouve des tortues géantes à l’état sauvage, car elles aiment l’humidité et l’air frais.

La station Charles-Darwin se situe à Puerto Ayora. C’est un centre de recherche consacré à la faune et à la flore de l’archipel. On y trouve également des tortues géantes mais cette fois-ci sont sous la surveillance des scientifiques.

Isabela, îlot Tintoreras (jour 6, matin)

L’îlot s’est formé par une coulée de lave avancée dans la mer recouverte de lichens et de mousses, cela créer des tâches blanchâtres sur la roche noire. Une colonie de manchots y a élu domicile. Depuis le bateau, on peut les observer prendre un bain de soleil ou plonger dans la mer pour pêcher.

Les manchots des Galápagos sont l’espèce de manchot qui vit le plus au nord. Ils sont de plus petit taille que les autres espèces car ils n’ont pas besoin d’être couvert de graisse en raison des températures élevées de l’archipel.

Isabela : Les « Humedales » (jour 6, après-midi)

Les « Humedales » est une zone de mangrove où des tortues géantes ont été récemment réintroduites. Dans cette partie de l’île, on y trouve aussi le « Mur des larmes », triste souvenir de l’époque où l’île servait de bagne.

Dans le centre d’élevage des tortues terrestres, des scientifiques élèvent des tortues de l’espèce d’Isabela jusqu’à ce qu’elles puissent être relâchées dans les hauteurs de l’île.

Île Rabida (jour 7, matin)

Rabida est une petite île au sud de Santiago, le sable rouge en fait un site particulier. Depuis les hauteur, il y a une très belle vue panoramique sur la plage. Derrière, une lagune sert d’abris à des flamants roses.

Dragon Hill (jour 7, après-midi)

La colline aux Dragons, située sur la côte ouest de Santa Cruz, est connu pour sa population d’iguanes terrestres et d’iguanes marins. Le site possède également une lagune où cohabitent flamants roses, canards endémiques et autres oiseaux côtiers.

Black Turtle Cove (jour 8, matin)

Situé au nord de Santiago, la crique aux tortues noires est une région de mangrove où une balade en zodiac permet l’observation de ces tortues et d’autres oiseaux aquatiques.

La station Charles-Darwin se situe à Puerto Ayora. C’est un centre de recherche consacré à la faune et à la flore de l’archipel. On y trouve également des tortues géantes mais cette fois-ci sous la surveillance des scientifiques.

Bachas Beach (jour 8, après-midi)

Bachas beach est un très bel endroit pour finir la journée avec ces eaux turquoises et son sable blanc.

Genovesa (jour 9)

Après une longue navigation, mon bateau arrive enfin au abord de l’île Genovesa, au nord est de l’archipel. Cette île est appelée « l’île aux oiseaux », car les fous de Nazca et les fous à pattes rouge ainsi que les frégates y nichent.

Île Bartolome (jour 10)

Cette petite île à l’est de Santiago offre un paysage de lave. Depuis les hauteurs se trouve la vue la plus connue des Galapagos : le Roc Pinacle.

Dans l’après-midi, une visite de la baie de Sullivan sur Santiago offre un paysage volcanique. La baie est recouverte de coulées de lave du type « Pahoehoe ». J’ai y observé des iguanes marins et un petit manchot des Galapagos profitant de la tranquillité des lieux.

South Plaza (jour 11, matin)

Cette petite île est connue pour son espèce d’iguanes terrestres et on y trouve même des iguanes hybrides terrestres/marins.  Après une balade le long du sentier aménagé, une falaise permet d’observer des pétrels et des paille-en-queue. La végétation y est aussi typique avec la plante endémique : « Sesuvium portulacastrum« .

Santa Fé (jour 11, après-midi)

Cette île abrite une colonie d’iguanes terrestres différents de ceux vus sur Plazas, ils sont endémiques de cette seule île.

San Cristobal (jour 12)

Au levé du jour, le bateau arrive au abord de Leon Dormido, une formation de tuf volcanique s’élevant à 150 mètres au dessus du niveau de la mer. C’est un site merveilleux pour la faune qu’il abrite : des colonies de fous à pattes bleues; sous l’eau des raies, des tortues, des requins à pointes blanches, des requins à pointe noire, des requins des Galapagos. Mon appareil photo aquatique ayant malheureusement rendu l’âme, je n’ai pas pu ramener de photos aquatiques.

Île Espagnola (jour 13)

Gardner Bay : sur la magnifique plage de sable blanc vit une colonie d’otaries qui, alignées le long de la plage, offre une possibilité de belles photos avec le sable blanc et les eaux turquoises.

A Punta Suarez, de nombreux oiseaux nichent le long du sentier : des fous à pattes bleues, des fous de Nazca ou bien encore des albatros.

Île Floreana (jour 14)

A la Pointe Cormorant : se trouve une lagune où l’on peut observer des flamants roses. En suivant le sentier après débarqué sur une belle plage couleur olive, j’arrive dans une petite crique qui est un site de reproduction de tortues où elles ont creusé pour pondre leurs oeufs.

L’après-midi, on arrive vers la Corona del Diablo ou « la couronne du diable », un site de snorkeling reconnu. Le cône volcanique sous marin abrite des raies, otaries, étoiles de mer, et une multitude de poissons tropicaux que j’ai pu observer en snorkeling mais dont je n’ai pas de photos  à vous montrer étant donné que mon appareil de photo qui pouvait aller sous l’eau a rendu l’âme au début du voyage..

North Seymour (jour 15)

Ma croisière se termine ici. Cette île abrite de nombreuses espèces, tel que des fous à pattes bleus, des frégates, des iguanes terrestres et marins, des mouettes à queue d’aronde que l’on peut voir de très près car ces dernier nichent le long du sentier. Après une balade pour quelques dernières photos, le bateau rejoint l’île de Baltra où je reprends l’avion pour le retour sur le continent.

Mes galeries photos des Galapagos

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Raph

Wahoouuuuu incroyable ! Tu as du en prendre du temps pour faire tout ça sur ton blog ! Bravo ça fait vraiment réver et j’aime bcp certains gros plans de bêtes étranges smile